Les parents
poussent pour faire les études les plus longues, en général. L'affront du défi
paternel est balayé par la remise du précieux papier. Les Français ne jettent
pas leur chapeau, la garden-party est faiblement sonorisée pour l'occasion,
mais l'émotion du passage de rite est préservée. La vie étudiante a vécu, tout
reste à construire.
jeudi 30 mars 1995
Un polytechnicien bien entouré
Juillet 1998, à Sceaux
mercredi 29 mars 1995
31- Ad hoc
Enfin Paris. C'est comme une évidence. Appartement à soi,
page blanche, nouvelle aventure, belle et prometteuse. Comme le nom de l'école.
Ecole Polytechnique Féminine. Ecole qui vient d'ouvrir son recrutement à des
porteurs d'autres hormones. L'école s'est rebaptisée EPF, sans arriver à trouver
sa signification. J'adore ce cadre anachronique. L'ouverture reste maîtrisée
dans la promotion, 100 filles, 2 garçons, dont Vincent. 1 an plus tard, Vincent
m'invite chez lui. Il est de nouveau actif pour être délégué. En école, c'est
sérieux, c'est l'élection du bureau des élèves. Il y a toute une campagne
électorale. J'ai une caméra vidéo. Ou plutôt le club vidéo du lycée de Revel a
une caméra vidéo. Je pars soutenir la liste Ad Hoc. Je passe 5 jours
fantastiques. Vol de la liste des événements des concurrents à la
photocopieuse. Céline est furieuse. Natacha du rez-de-chaussée veut lire la
pièce de théâtre que j'ai écrite dans le train en venant. Marie nous invite à
un apéro repas pizza. Je croise la fille de la machine à laver. On passe une
soirée à regarder Capital à Centrale avec Adil le copain de mon frère en imaginant
des business à devenir les rois du pétrole demain. Mais la moitié des
discussions sur les business est dédiée à des commentaires sur les filles de
l'EPF. Vincent m'explique les objets et l'informatique. Il m'explique, c'est
simple. Tout est là, devant nous. Les filles, l'argent, l'espoir. Je plane.
Vincent est élu.
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